
L'Égypte et la Türkiye signent un accord de coopération dans les transports sur les corridors régionaux
Le 3 juillet 2026, Kamel El-Wazir, Vice-Premier ministre et ministre des Transports égyptien, a rejoint Abdulkadir Uraloğlu, ministre des Transports et des Infrastructures de Türkiye, pour signer un protocole d'accord bilatéral. Cet accord établit une coopération technique sur les services maritimes et les routes de transport terrestre reliant plusieurs continents.
Le protocole d'accord pose les bases d'un travail conjoint de faisabilité sur des infrastructures reliant l'Asie, l'Afrique et l'Europe via des réseaux de transit renforcés. El-Wazir a évoqué des projets de ligne ferroviaire entre El-Arish et Taba, dans le nord-est de l'Égypte. Des discussions exploratoires sur la connexion des infrastructures égyptiennes au réseau historique du chemin de fer du Hedjaz se poursuivent séparément, sans faire partie du texte signé. La coopération en matière de construction navale commerciale entre également dans le champ d'application du protocole.
Le Corridor central — une route multimodale transcaspienne traversant l'Asie centrale, le Caucase du Sud et la Türkiye — a enregistré une hausse du trafic, les opérateurs de fret cherchant des alternatives aux voies septentrionales. La Route de développement irakienne, encore en phase de planification, créerait une liaison nord-sud depuis le Golfe, en passant par l'Irak, jusqu'en Türkiye. Uraloğlu a présenté le protocole d'accord comme une structure de coopération globale pour la connectivité régionale, les études techniques constituant la prochaine phase immédiate des travaux sur la Route de développement irakienne et la nouvelle Route du Hedjaz proposée.
Un protocole d'accord parallèle porte sur une zone logistique et industrielle soutenue par la Türkiye à Jarjoub, dont la valeur d'investissement annoncée avoisine les 7 milliards USD. La signature a eu lieu lors du Sommet maritime turc. Par ailleurs, l'Arabie saoudite et la Türkiye ont conclu le 9 juin 2026 des accords ferroviaires et logistiques visant à relancer certaines sections du chemin de fer historique du Hedjaz dans le cadre d'un corridor du Golfe vers l'Europe, qui traverserait la Syrie et la Jordanie.

